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  • Photo du rédacteurthibautcecilecatao

Tabarka, Tunisie


Nous pensions nous arrêter le long de la côte nord tunisienne et passer un peu de temps au mouillage mais nous avons été refoulé à la radio par les gardes-côtes … Pour notre sécurité, les mouillages ne sont pas autorisés et nous devons uniquement nous amarrer dans un port. Pas d’autre choix que de filer tout droit sur le seul port tunisien de cette côte : Tabarka. Cela nous prend environ 20 heures : une très belle nuit calme, avec juste ce qu’il faut de vent pour maintenir une moyenne au-dessus de 5 nœuds. Les nuits en mer sont vraiment magiques ; et quand il n’y en a qu’une à faire on peut vraiment en profiter.

Tabarka est une petite ville presque frontalière avec l’Algérie ; un port de pêche vient l’embellir avec son quai, ses restaurants, des bateaux de tourisme d’un jour et les jolies embarcations de pêcheurs aux couleurs vives. Notre bateau, qui est le seul de plaisance en cette saison, est l’attraction des promeneurs. Même les autorités locales sont ravies de nous contrôler et de discuter avec nous !

En journée nous préparons le bateau et l’avitaillement pour notre prochaine navigation vers le Maroc. Nous ne pourrons pas nous arrêter en Algérie : ils ne sont pas « pro » tourisme et, où qu’on prenne nos renseignements, on nous déconseille d’y faire escale… dommage, la côte avait l’air tellement belle. Il faudra donc nous enfiler 5 jours et 5 nuits de mer pour arriver directement au Maroc.

En fin de journée, nous visitons les environs à vélo et profitons de la cuisine locale. Il faut dire que nous mangeons au restaurant avec une addition entre 5 et 10 € par personne maximum. Les pêcheurs locaux nous proposent aussi leurs poissons directement à notre porte : j’en ai pour 2-3 € ! Il y a bien sûr le marché dans les ruelles du centre et des produits artisanaux le long de la corniche qui mène aux Aiguilles de Tabarka : « Constitués de grès de l’Oligocène, riche en fer, c’est l’érosion qui a sculpté ces formes extravagantes de couleur rougeâtre formant des éperons ». Nous montons ensuite sur le dessus de la ville pour embrasser le panorama jusqu’à l’Algérie.

Seul bémol pour cette escale : c’est encore une fois la crasse jonchant les sols qui vient un peu gâcher la beauté des lieux …

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