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  • Photo du rédacteurthibautcecilecatao

Lisbonne: dernières navigations et repos

Une dernière navigation très tranquille avec peu de vent et donc forcément beaucoup de moteur. Nous passons une nuit au mouillage dans l'entrée de Figueira da Foz avant de terminer notre trajet en direction de Lisbonne par une navigation de nuit en mer. Les dauphins viennent à nouveau nous amuser, très nombreux cette fois. Ils passent et repassent défiant la proue d'Orion avec une agilité et une vitesse maîtrisée, d'incroyables acrobates des mers. Nous regardons les magnifiques paysages de la côte défiler de très près puisque, à l'instar de la voile qui demande plus de prudence, le moteur nous permet de frôler la côte. On arrive même à faire signe aux gens qui se promènent ou pêchent sur le rivage. L'arrivée à Lisbonne est très longue puisque la ville se situe à 3h de navigation de la mer; il faut remonter le Tage sur presque 20 km pour arriver à notre destination finale : la marina Parque das Nações au nord de Lisbonne.

Un pont surprenant enjambe la Tage: les voitures et le train roulent sur un tablier en plaques métalliques ajourées qui génère un bruit assourdissant similaire à un gigantesque essaim d'abeilles.


Entre Porto et Lisbonne : moteurs, dauphins et chocolat chaud de nuit



Enfin l'arrivée à LISBONNE. Mais pourquoi "enfin" ?

Et bien parce que même si le résultat final de nos premiers débuts avec ORION est assurément positif ; la prise en main d'un catamaran de plaisance a été un réel défit pour nous. Outre le stress de commettre une erreur, il y a bon nombre de choses à connaître, à comprendre, à savoir utiliser, à régler, à ... à... etc. Environ 20 ou 30 notices d'utilisation, quelques 2000-3000 pages à ingurgiter rapidement malgré nos connaissances de base. Tout est à comprendre depuis les moteurs inbord ou hors bord, le sail-drive ou le pilote automatique; en passant par les circuits d'eau douce, d'eau de mer, d'électricité, la navionique, le radar, le sondeur, la radio vhf jusqu'aux basiques de trouver le bon embout pour gonfler un pare-battage ou du tuyau de raccord au ponton.

Quoi de plus stressant qu'une nouvelle sonnerie d'alarme qui nous est inconnue en cette nuit au mouillage ? Est-ce l'alarme de déplacement du bateau si l'ancre dérape et que nous risquons de frapper la berge ? Non. Est-ce l'alarme de profondeur ? Non plus. ...une batterie qui faiblit alors ? Non, c'est le radiateur de la salle de douche qui a été mal programmé et qui sonne en pleine nuit. Ce n'est pas grave cette fois mais lorsque le sondeur indique le fond à 2.20m, il ne faut plus trop se tromper et réagir correctement.

Pour avoir participé à divers raids ou aventures dans les déserts, les airs, les commandos ou les scouts, je sais que la préparation est essentielle pour une réussite et qu'on est jamais trop préparé. Tout c'est encore vérifié dans cette nouvelle aventure et croyez-nous, ne négligez jamais vos préparatifs.

Quoi qu'il en soit, si stress et fatigue ont été au rendez-vous de cette première navigation sur ORION, nous avons aussi apprécié le calme de la navigation à la voile, la rencontre de gens de la mer toujours très sympathiques et les couleurs enchanteresses du soleil qui se couche sous les nuages en laissant de jolies trainées sur les eaux calmes d'une crique en bord de plage.

Maintenant Orion a bien mérité quelques semaines de repos; tout comme l'équipage !

Tout est encore à faire et nous sommes déjà empli d'envie de remonter à bord.



A Lisbonne : décompression, rangement, préparation et nettoyage pour le retour en Belgique


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