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  • Photo du rédacteurthibautcecilecatao

Le Détroit de Gibraltar

Orion bien amarré à Tanger, en plein cœur de la ville et à deux pas de la médina, nous profitons d’une dernière soirée à deux pour nous balader et manger un excellent tagine. Nous sommes en plein ramadan, mais le soir les restaurants sont ouverts et l’ambiance n’y est que meilleure : peu après le coucher du soleil et avoir rompu le jeûne, les marocains sortent en famille et les rues sont très animées pour une bonne partie de la nuit !

Nous accueillons Eve et Sébastien, venu prendre le bon air pour une semaine. Le programme était de partir de Tanger et de longer une partie de la côte ouest marocaine mais, une tempête en atlantique amène une très méchante houle et vagues pouvant atteindre les 6 mètres ! On s’abstiendra. Plan B : nous faisons la boucle de Gibraltar, nous permettant de naviguer dans de bonnes conditions, de visiter des sites intéressants et de faire quelques mouillages. Pour rappel : il est interdit de mouiller sur les côtes marocaines (la nuit) afin d’éviter des « ennuis » (drogue, migrants).

Partis de Tanger, notre premier arrêt est l’enclave espagnole au Maroc Ceuta, connue pour son canal fortifié reliant les baies nord et sud : amusant et impressionnant. La ville fait aussi écho à Gibraltar avec les célèbres colonnes d’Hercules qui symbolisaient pour les Romains la frontière entre le monde civilisé et un au-delà océanique inconnu et dangereux. Cap ensuite sur La Linea en Espagne : nous amarrons à la marina Alcaidesa juste au pied du célèbre rocher de Gibraltar. En taxi-guide, nous faisons le tour touristique : singes, panoramas à couper le souffle, grotte grandiose et merveilleuse, les tunnels militaires du Grand Siège cachés dans le roche et le centre-ville où l’on sent l’importance de ce lieu stratégique.

Nous faisons deux mouillages pour dormir bercés par la mer : le premier au sud de Ceuta, le second à playa Bolonia au sud de l’Espagne et juste dans l’axe de Tanger. Nos navigations sont excellentes : le vent est bon et la houle souvent dans le bon sens pour ne pas être trop chahutés. Les dauphins sont par contre discrets, au grand désespoir d’Eve, mais nous apercevons une espèce inconnue par nous, plus grande que les dauphins croisés habituellement et la tête plus arrondie que pointue.

Le dernier soir, de retour à Tanger, Marc, rencontré à Saïdia, nous reçoit sur son voilier pour terminer en beauté cette belle semaine de navigation !


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